Grönholm parle de Loeb/ bonnes nouvelles pour le chpt De Fr. 2007

Publié le par titi_62

L'image “http://www2.uol.com.br/bestcars/carros/automobilismo/rali/mc06/gronholm.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Voilà une interview du site d'eurosport où Grönholm avoue sue Loeb est bien le plus fort:

Quand avez-vous réalisé que Sébastien Loeb pilotait dans une classe à part ?

Marcus Grönholm : Je l'ai rencontré pour la première fois en 1998, au Tour de Corse, où il pilotait une Toyota Corolla. Il faisait déjà de bons chronos. Quand je lui ai parlé, il était chez Citroën depuis quelques rallyes et j'avais constaté sa principale qualité : il s'améliore très vite ! La première année, il n'était pas très bien sur la terre mais il a rapidement appris à l'être. Carlos Sainz et Colin McRae l'ont bien vu (en 2003). Sur l'asphalte, il était d'emblée au top. Et puis, le rallye a évolué ces dernières années, en laissant moins de temps pour assimiler les spéciales. Des contraintes qui lui sont propices.

Sa suprématie est aussi celle de son navigateur, Daniel Elena...

M.G. : Complètement ! Ils sont indissociables dans tous les succès acquis, grâce aussi à une équipe Citroën totalement derrière eux. Pour bien conduire, il faut de bonnes notes, et je ne sais pas ce que fabriquent Sébastien et Daniel en dehors de la voiture, mais ça marche très fort une fois dedans !

Vous courrez en Mondial depuis 1989... Où se situe Loeb parmi les grands pilotes que vous avez cotôyés ?

M.G. : Je considère Sébastien comme le meilleur pilote. J'ai couru contre Juha Kankkunen (champion 1986, 87, 91, 93), Carlos Sainz (1990, 92) et Tommi Mäkinen (1996, 97, 98, 99), et je peux dire qu'il est indéniablement le plus rapide et le plus constant de nous tous. Juha se satisfaisait de temps à autres d'une 2e ou d'une 3e place et il n'a jamais été spécialiste de l'asphalte. Tommi était imbattable, dans ses bons jours. Quant à Carlos, même dans sa grande période il n'écrasait pas la concurrence comme le fait Sébastien aujourd'hui. Dans une bagarre contre Seb, on prend des coups de boutoir incessants. Bam, bam, bam (il frappe son poing dans la paume de l'autre main). Ça ne s'arrête jamais !

Loeb semble être en permanence à 99%, et jamais à 101%... Vous avez connu ça aussi chez Peugeot...

M.G. : Oui, j'étais en total confiance avec la 206. En démarrant les rallyes, je savais que j'allais gagner si je ne rencontrais pas de problème. Puis est arrivé le temps de la 307 (2005). Là, je n'étais pas tant en confiance et la voiture avait ses soucis. En 2006, avec la Ford Focus, j'ai commencé en confiance mais ce n'est plus pareil. Je n'ai plus la même capacité à refaire ce que je faisais en 2002, en collant facilement des paquets de secondes aux autres. La rivalité est aujourd'hui plus exacerbée.

Quelle qualité aimeriez-vous lui enlever pour vous rendre la vie plus facile ?

M.G. : (il réfléchit un moment...) Quand un crachin ou des petites ondées limite l'adhérence de l'asphalte, qui devient changeante, piégeuse, et qu'il faut rouler en slick : c'est là que Seb est absolument imbattable. Injouable. Pffff ! (désabusé)

Après avoir gagné les deux premiers rallyes 2006, quand avez-vous réalisé que vous ne pourriez pas le battre ?

M.G. : Après avoir abandonné deux fois alors que j'étais en tête, en Argentine et en Italie. Nous avons ensuite gagné en Grèce mais je savais que l'écart était trop grand.

Comment voyez-vous 2007 ?

M.G. : J'aurai faim de le battre. Je vais aborder le Monte Carlo prudemment, en évitant de faire quelque chose de stupide. Après, ça sera à fond !

Après tant de succès avec la Xsara, Loeb courra avec la C4. Pensez-vous qu'il risque de vivre la situation que vous avez connue en passant de la 206 à la 307, une voiture plus volumineuse, moins agile ?

M.G. : Je suis sûr d'une chose : ils (Citroën) n'auront aucun problème technique. Ils ont mené tellement de tests ! Pour le reste, je ne sais pas. Sébastien dit qu'il n'a pas le même feeling avec la C4. Il faudra voir jusqu'où, s'il arrive à être 100% en symbiose avec la voiture. Parce qu'un petit manque de feeling rend les choses vraiment difficiles. Et on a beau tester, on ne peut pas se rendre compte car on connaît les virages par c&oeligur, et on ne peut réellement se projeter en situation de compétition. En course, il n'y a pas de marge et la voiture doit répondre instantanément, de manière précise.

Loeb n'a que 32 ans. Combien de fois le voyez-vous champion ?

M.G. : Pas mal... (il réfléchit) Je pense qu'il peut gagner six championnats. Mais je serai là pour essayer de retarder ses sacres (rires).


Eurosport - Propos recueillis par Stéphane VRIGNAUD - 23/12/2006 09:24

Cette interview est encore une preuve du respect qu'il y a entre les 2 champions, mais même s'il se respectent, on peut compter sur eux pour de belles batailles tout le long du championnat!
Bonne nouvelle pour les championnats Français 2007 car des clio R3 seront engagés aux championnats asphalte et terre avec Cédric Robert, Arnaud Augoyard et Thomas Barral. Emmanuel Guigou, Eddie Mercier, Henri-Marc Venturini et Manu Gascou ont également décidés de passer à la clio R3 pour la saison 2007. Et dans notre région, Sylvain Fouteret souhaite acheter une clio R3 pour remplacer sa 306.

Autre bonne nouvelle pour 2007, suzuki lance une formule de promotion, la coupe Swift sport. Cette formule économique sera réservée à
25 concurrents qui bénéficieront d'une Suzuki Swift Sport Groupe N, livrée prête à courir à moins de 25 000 Euros H.T. développée à partir de la suzuki swift sport développant 125 chevaux. Elles participeront à au moins 6 manche du championnat de France asphalte.

Voir les calendriers des championnats de France terre et asphalte.

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